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Terraprims

Quelques notes historiques sur le paysage des Terraprims :

  • Paysage caractérisé par des mosaïques agroforestières de champs de céréales et de pinèdes de pin blanc parsemées de chênes. Pendant le XXIe siècle, période durant laquelle les espaces agricoles non irrigués étaient majoritaires, les céréales et le fourrage étaient cultivés sur les zones les plus plates, les plus faciles d'accès et les moins élevées, alors que les vignes et les oliviers occupaient les zones les moins productives et les plus vallonnées. Les espaces en jachère et les pâtures ne manquaient pas. Ce sont ces secteurs les plus marginaux qui ont été plus ou moins abandonnés après la période d'occupation agricole maximale, pendant la seconde moitié du siècle.
  • Les fragments de l'ancienne continuité forestière qui ont survécu aux activités agricoles ont été exploités de façon intensive jusqu'aux années cinquante du XXe siècle pour produire du charbon de bois, du bois de chauffage et du bois de construction. Ces forêts ont ensuite pratiquement cessé d'être exploitées et ont donné lieu aux espaces forestiers actuels. C'est aussi pendant la seconde moitié du XXe siècle que les cultures propres à la trilogie méditerranéenne ont peu à peu cédé la place à d'autres cultures plus rentables et clairement orientées vers l'élevage telles que le maïs, la luzerne et l'ivraie. Des installations reflétant l'intensification de la production agricole et de l'élevage ont également fait leur apparition dans le paysage des Terraprims : usines et entrepôts d'aliments composés pour animaux, nouveaux abris pour les bêtes, silos, réservoirs d'eau, etc.
  • Le Ter, fleuve situé au sud des Terraprims, forme une plaine alluviale dominée par les cultures irriguées, déjà présentes au XIIIe siècle grâce aux canaux d'irrigation et aux moulins qui se sont multipliés et ont été perfectionnés au fil des siècles.
  • La douceur du relief et la présence de cours d'eau ont facilité, depuis des siècles, l'humanisation du paysage des Terraprims. La population est dispersée dans de petits noyaux ruraux, des mas et des hameaux majoritairement situés sur de petites collines et constituant des repères qui tranchent dans le paysage sinueux des Terraprims. Les noyaux de peuplement ruraux, dont l'origine remonte au Moyen Âge, ont une structure compacte, qui s'organise autour de bâtiments historiques tels que des églises ou des châteaux. Ce sont ces églises, entourées d'un espace protégé, qui ont favorisé la formation des noyaux de peuplement. Outre les démarcations ecclésiastiques, il existait également des espaces seigneuriaux, caractérisés par la présence de fortifications ou de tours, et qui se sont parfois transformés en véritables châteaux ou en noyaux fortifiés et sont encore présents dans le paysage des Terraprims.
  • La seconde moitié du XXe siècle s'est aussi caractérisée par une autre dynamique, à savoir la construction d'infrastructures de communication, relativement proches les unes des autres, qui traversent longitudinalement les Terraprims. Il s'agit des routes AP-7 et N-II, et de la ligne ferroviaire Barcelone-Portbou. La ligne de TGV est venue s'y adjoindre plus récemment, au début du XXIe siècle.

Vous trouverez de plus amples informations sur le paysage de Terraprims dans le Catalogue de paysages des Comarques Gironines :

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Galerie de photos

Cartographie du paysage historique :

La cartographie complète de ce paysage est en cours d'élaboration et sera disponible bientôt.

Cartes détaillées au format PDF de 30 à 60 Mb. Leur affichage peut tarder plus d'une minute.

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