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28 de desembre de 2013

Qui se préoccupe de la 'pollution publicitaire'?

La révision du plan local d'urbanisme de Warcq est retoquée, le projet étant jugé trop peu contraignant en matière de " pollution publicitaire ". Mais quid des autres communes de l'agglo ?

PHILIPPE MELLET L'Union l'Ardennais - (França) [Crònica]

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La révision du plan local d'urbanisme de Warcq, en périphérie de Charleville, est en suspens. En cause, un règlement local de la publicité (on dit RLP dans le jargon administratif) jugé non conforme, voire " inconsistant ". Joint hier, le maire Bernard Pierquin ne semblait pas catastrophé : " Vous me l'apprenez. Je savais que la commission devait rendre son avis en fin d'année mais j'ignorais encore ses conclusions. Nous ferons évidemment le nécessaire pour être dans les clous. Je n'ai pas d'état d'âme particulier. C'est la loi, il faut l'appliquer. "

En fait, Warcq, qui ne passe pas paradoxalement pour la localité la plus " polluée " de l'agglomération en termes de publicité extérieure (panneaux, enseignes etc.), se trouve dans la fenêtre de tir d'un maquis législatif complexe, le code de l'urbanisme ayant été fortement impacté par certaines dispositions des lois Borloo apparues après le Grenelle de l'environnement : or, une de ces dispositions est formelle. Elle stipule qu'est " obligatoire, pour les communes traversées par une ou plusieurs voies classées à grande circulation, l'élaboration d'un règlement local de publicité, concomitamment à la mise en place ou à la révision du plan local d'urbanisme ".

Et c'est justement le cas à Warcq, traversé par l'ex-RN 43 et qui révise actuellement son PLU (notamment pour rendre partiellement constructible les zones situées entre la Bellevue du Nord et la Mal Campée).

Pour se conformer à la loi, donc, le bureau d'étude mandaté par la commune pour réviser le PLU avait aussi élaboré l'ébauche d'un RLP. Et celui-ci a été examiné par une émanation de la Commission départementale de la nature, des paysages et des sites. Et tenez-vous bien, cette sous-commission ne s'était pas réunie depuis treize ans !

Or, le 19 décembre, fonctionnaires, élus et représentants d'associations qualifiées ont siégé (sous la présidence de la secrétaire générale de la préfecture) et donc examiné puis retoqué (à l'unanimité) le projet de RLP présenté par Warcq.

" Le projet était non seulement inconsistant (il ne comportait en tout et pour tout qu'une unique mesure !), mais encore entaché d'illégalité dès lors que les mesures susceptibles de répondre aux objectifs de la loi n'ont manifestement pas été prises " s'est félicitée l'association Paysages de France dont l'un des représentants, Michel Degré, siégeait au sein de la commission.

'PROJET PAS ASSEZ AMBITIEUX'

Enseignant retraité, spécialiste des paysages et des randonnées (il est l'auteur de guides), ce Nouzonnais regrette d'abord que Warcq souhaite ne pas préserver " la coupure verte " entre la Bellevue du Nord et la Mal Campée, même s'il admet que la commission n'avait pas à juger de cet aspect du PLU. Pour ce qui concerne la publicité, il souligne : " Le projet de RLP présenté se contentait d'interdire les publicités lumineuses ou éclairées. Or, c'est de fait déjà interdit par la loi dans les communes de moins de 10 000 habitants ! À l'unanimité, les membres de la commission ont estimé ce projet pas assez ambitieux : il doit englober les autres entrées de Warcq (notamment via Manchester) et être plus consistant. Donc plus contraignant. "

Mais quand on rétorque à Michel Degré que d'autres communes en périphérie sont sans doute plus laxistes que Warcq, il répond : " Là où il n'y a pas de plaignants, il n'y a pas de problème. Même si l'on sait qu'il y a des illégalités ici ou là. Warcq peut s'avérer un cas pilote dans le bon sens du terme. "

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