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11 d'octubre de 2013

Un nouveau regard sur le patrimoine architectural

Sa valorisation va reposer sur la création d'aires de mise en valeur de l'archictecture et du patrimoine. Leur règlement est soumis à enquête publique dès lundi.

ALAIN MONTANGUON Sudouest Libourne - (França) [Crònica]

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Un exemple d’incohérence architecturale, rue Michel-Montaigne, qui ne devrait plus se renouveler.

L'exemple est frappant de ce qui a pu se faire en matière d'architecture à Libourne et qui ne se fera plus, a priori, dans les années à venir. Rue Michel-Montaigne, par exemple, cette remarquable bâtisse totalement inscrite dans le patrimoine urbain de la fin du XVIIIe siècle ou du début du XIXe siècle, mitoyenne d'un bâtiment commercial datant des années 1970 sans aucun attrait. Dominique Lemoine-Lapaire, adjointe déléguée au patrimoine et à la valorisation des espaces urbains, relève d'autres 'massacres architecturaux' : la place du Maréchal-de- Lattre-de-Tassigny, la place Princeteau.

En soumettant à l'enquête publique le règlement des aires de mise en valeur de l'architecture et de patrimoine (Avap), la Ville entend 'poursuivre et rendre cohérente les politiques patrimoniales déjà engagées'.

Un nouveau regard sur le patrimoine architectural
Sa valorisation va reposer sur la création d'aires de mise en valeur de l'archictecture et du patrimoine. Leur règlement est soumis à enquête publique dès lundi.

L'exemple est frappant de ce qui a pu se faire en matière d'architecture à Libourne et qui ne se fera plus, a priori, dans les années à venir. Rue Michel-Montaigne, par exemple, cette remarquable bâtisse totalement inscrite dans le patrimoine urbain de la fin du XVIIIe siècle ou du début du XIXe siècle, mitoyenne d'un bâtiment commercial datant des années 1970 sans aucun attrait. Dominique Lemoine-Lapaire, adjointe déléguée au patrimoine et à la valorisation des espaces urbains, relève d'autres 'massacres architecturaux': la place du Maréchal-de- Lattre-de-Tassigny, la place Princeteau.

En soumettant à l'enquête publique le règlement des aires de mise en valeur de l'architecture et de patrimoine (Avap), la Ville entend 'poursuivre et rendre cohérente les politiques patrimoniales déjà engagées'.

'Il s'agit d'un enjeu très fort', explique l'élue. 'Et je souhaite que la population s'en saisisse. Qu'elle vienne consulter les documents en mairie. Il ne faut pas voir dans ce nouveau règlement seulement une contrainte pour les habitants mais la volonté de préserver et mettre en valeur notre patrimoine commune.' Explications.

1 En quoi consistent ces Avap ?

Les Avap, ex-zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager (ZPPAUP), ont été instituées par la loi du 12 juillet 2010 dite loi de Grenelle 2, qui introduit la question du développement durable et la nécessité d'y ajouter un volet environnemental. Libourne a entrepris la valorisation de son patrimoine en 2003.

2 Quel est le périmètre concerné par l'Avap ?

L'Avap est mise en place pour protéger et accompagner le développement harmonieux des quartiers et secteurs de Libourne dont l'enjeu patrimonial a été identifié et diagnostiqué par la Ville, l'architecte des Bâtiments de France et le cabinet d'architectes libournais Erewhon, de Gilles Chambon et Anne Van der Elst. L'Avap comprend cinq secteurs : le centre historique, les premiers faubourgs avec leurs échoppes, les entrées de ville, les châteaux libournais et hameaux (Dagueys, Carré), et les zones à dominante naturelle (Dagueys, Condat).

3 Qu'impose le règlement de l'Avap ?

Il comprend des articles qui garantissent la cohérence et la qualité des projets d'aménagement. Il définit de nouvelles règles d'urbanisme et les servitudes à respecter. Elles concernent les constructions neuves/existantes ou la reconstruction. Elles visent la volumétrie, les toitures, les murs et façades, les menuiseries et baies, contrevents et volets, porte de garage, antenne, climatiseurs, boîte aux lettres, devantures et enseignes, accompagnement végétal et clôtures. L'Avap est un guide en matière de travaux.

4 La Ville subventionne une part des travaux

La Ville souhaite encourager et soutenir les propriétaires. Elle a mis en place des aides financières pour les travaux de ravalement (sur la façade principale) et de menuiseries (donnant sur la rue). Les subventions représentent 15 % du montant total (HT) des travaux dans la limite de 1 500 euros par dossier déposé.

Sachant qu'il est possible de cumuler les deux subventions. Des majorations sont possibles selon des critères bien précis dont le cumul autorisé peut atteindre 35 % du montant des travaux (HT) pour un montant plafonné à 3 500 euros par dossier. Depuis juin, la mairie a enregistré 16 demandes de propriétaires résidant dans le centre. Douze sont en cours de validation.

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